DHEA et le Lupus érythémateux
Cette maladie auto-immune, qui se caractérise
par une forme d'urticaire, est généralement traitée
par des corticostéroïdes, lesquels provoquent une diminution
de la masse osseuse. En 1999, une étude préliminaire
menée auprès de 21 patients montrait que l'administration
de DHEA pouvait contribuer à contrer cet effet indésirable.
Les conclusions d'une récente synthèse d'essais cliniques
préliminaires et d'observations de cas indiquent qu'une dose
de 200 mg par jour durant 7 à 12 mois pourrait permettre de
diminuer le dosage de corticostéroïdes, ce qui atténuerait
les risques d'ostéoporose attribuables à leur emploi.
À cette dose, elle réduirait également l'incidence
des crises aiguës et permettrait de soulager l'ensemble des symptômes
de cette maladie. Cette conclusion a été confirmée
quelques mois plus tard par les résultats de deux essais à
double insu avec placebo (311 femmes en tout).
De plus, au cours d'une autre étude à
double insu avec placebo récemment menée auprès
de 41 femmes traitées pour le lupus, les chercheurs ont observé
que le traitement à la DHEA permettait d'améliorer la
qualité de vie des patientes, notamment sur le plan de la libido.
Cette étude, non encore publiée, a été
présentée en juin 2004 à la rencontre annuelle
de la Ligue Européenne Contre le Rhumatisme.
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